Galerie

Vision polaire

Par la fenêtre, ma vision
se porte sur l’étendue
blanche à l’immaculée
qui s’étire et on ne saurait
deviner les limites,
là-bas, au-delà de
l’horizon, mélangé par un ciel
tout aussi blanc par
le brouillard.
La mer, le port, les lacs
et étangs pris sous
la glace et sous un manteau neigeux,
se confondent aux lands. Seules
les pingos, ces collines de
glace qui gonflent pendant
l’hiver, nous permettent
de mieux apprécier les contours
et donnent du relief à l’œil
ainsi amusé.
Le village fut établi en une
forme d’étoile dont les branches
sont séparées par la mer
et les étangs. Ceci permet
alors un transport plus aisé.
On gagne ainsi du temps en
traversant le port pour regagner
le magasin à tous-faire.
Minutieusement, je suis la
marche solitaire de trois personnes
qui venant d’endroit différents
fuient vers la même adresse.
On les prendrait volontiers
pour des Moïses d’une autre contrée.
Rapidement, je suis les courses
incessantes des skidoos
qui vont et viennent
à fière allure
dans des directions
toutes aussi fuyantes.
Par la fenêtre, ma vision
se perd dans un blanc de chaux
car l’œil se méconnaît dans cet univers.

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